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le paysage


Un pays cultivé mais sauvage
secret et familier
un pays vallonné, harmonieux
où l'oeil porte loin, jusqu'aux Pyrénées
un pays où le fouillis des bois de chêne
alterne la rigueur des vignes
elle-même tempérée par la générosité colorée
des tournesols et du colza

Philippe Noiret

la malepère

Au coeur du Languedoc, entre Toulouse et la Méditerranée, un petit massif boisé émerge du sillon lauragais : tout autour, la vigne se marie harmonieusement aux champs. C'est la Malepère.

Malepère, Malo Peiro ... la "mauvaise pierre" en occitan. Pourquoi ce nom ? Parce qu'au Moyen-âge le grès de la Malepère, unique matériau disponible pour la construction, avait de la peine à soutenir les assauts des intempéries du temps. Mais cette fragilité devient un atout pour le vigneron : les profondes racines des ceps peuvent, en effet, pénétrer sans trop de difficulté ce support friable, piètre bâtisseur il est vrai, mais indispensable géniteur des grands vins, harmonieux et racés.

Ainsi, par l'étrange magie de cette "mauvaise pierre" conjuguée au caractère des cabernets, merlots et grenaches, grâce aux bienfaits de ce climat hésitant entre la mer et l'océan, avec la complicité d'hommes ambitieux, est apparue la délicieuse singularité des vins de la Malepère qui, à leur façon, avec leur accent, parlent le Languedoc.

Pierre Toulze (in "Esprit du Languedoc")